Application du cadre 7-1-7 dans l'investigation de l'épidémie de Mpox en République centrafricaine, 2023-2025: une étude transversale
Avilah Phrygie Amakade Woyengba, Emmanuel Fandema, Gaetan Robert Adouaka, Ernest Kalthan, Felicité Emma Moussa Yagata, Thierry Ulrich Mbesse Ngoumakale, Jean Methode Moyen, Alphonse Acho, Jeremie Goita, Raphaël Mbaïlao, Alexandre Delamou, Jean de Dieu Longo
Corresponding author: Avilah Phrygie Amakade Woyengba, Direction de la Surveillance Epidémiologique et de la Gestion d´Urgences en Santé Publique, Ministère de la Santé et de la Population, Bangui, République Centrafricaine 
Received: 29 Nov 2025 - Accepted: 30 Jan 2026 - Published: 29 Jul 2026
Domain: Infectious diseases epidemiology
Keywords: Mpox, République centrafricaine, surveillance épidémiologique, outil 7-1-7
Funding: Cette recherche n'a reçu aucune subvention spécifique d'un organisme de financement des secteurs public, commercial ou à but non lucratif.
©Avilah Phrygie Amakade Woyengba et al. Pan African Medical Journal (ISSN: 1937-8688). This is an Open Access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution International 4.0 License (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/), which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original work is properly cited.
Cite this article: Avilah Phrygie Amakade Woyengba et al. Application du cadre 7-1-7 dans l'investigation de l'épidémie de Mpox en République centrafricaine, 2023-2025: une étude transversale. Pan African Medical Journal. 2026;54:103. [doi: 10.11604/pamj.2026.54.103.50398]
Available online at: https://www.panafrican-med-journal.com//content/article/54/103/full
Research 
Application du cadre 7-1-7 dans l'investigation de l'épidémie de Mpox en République centrafricaine, 2023-2025: une étude transversale
Application du cadre 7-1-7 dans l'investigation de l'épidémie de Mpox en République centrafricaine, 2023-2025: une étude transversale
Application of the 7-1-7 Framework in the investigation of the Mpox Outbreak in the Central African Republic, 2023-2025: a cross-sectional study
Avilah Phrygie Amakade Woyengba1,2,&, Emmanuel Fandema1,3, Gaetan Robert Adouaka1,2, Ernest Kalthan1, Felicité Emma Moussa Yagata1,2, Thierry Ulrich Mbesse Ngoumakale4, Jean Methode Moyen5, Alphonse Acho2, Jeremie Goita4, Raphaël Mbaïlao6,
Alexandre Delamou7, Jean de Dieu Longo3
&Auteur correspondant
Introduction: le Mpox est une maladie virale endémique en Afrique centrale et de l'Ouest. En République centrafricaine (RCA), sa circulation est documentée depuis les années 1970 dans un contexte rural. Cependant, l'apparition d'une épidémie en milieu urbain en 2024 a révélé des limites dans le système de surveillance du pays. Cette étude évalue la capacité des districts à détecter, notifier et répondre aux épidémies de Mpox en utilisant le cadre 7-1-7 de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Méthodes: cette étude transversale a été menée dans cinq districts sanitaires de la RCA ayant connu une épidémie de Mpox entre décembre 2023 et août 2025. Les processus d'investigation ont suivi les recommandations de l'OMS, incluant détection, confirmation PCR, enquête de terrain et suivi des contacts. La capacité de détection, notification et riposte a été évaluée à l'aide de l'outil 7-1-7 de l'OMS. Une analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces (FFOM) a complété l'approche quantitative, avec des entretiens semi-structurés auprès de personnels de santé, leaders communautaires et partenaires techniques. Les données ont été analysées quantitativement et qualitativement pour identifier les facteurs influençant la gestion de l'épidémie de Mpox.
Résultats: sept investigations de Mpox ont été recensées, impliquant 94 contacts et sept cas confirmés. Le délai moyen de détection était de 5,7 jours, conforme au cadre 7-1-7. La notification des cas était généralement rapide (1,3 jours en moyenne), bien que des retards aient été observés dans certains districts. La riposte rapide n'a été respectée dans aucun district. Les faiblesses majeures incluent un manque de formation spécifique des personnels de santé (13% formés), une faible connaissance communautaire des mesures de prévention (58% ignorent les moyens de prévention) et des insuffisances logistiques. L'analyse FFOM révèle une mobilisation rapide des équipes et un appui technique efficace, mais souligne la dépendance aux partenaires, la stigmatisation et l'insécurité comme menaces. La surveillance communautaire et la coordination intersectorielle restent hétérogènes selon les districts.
Conclusion: cette étude montre que, malgré une capacité satisfaisante de détection et de notification, les districts sanitaires de RCA n'atteignent pas les standards de réponse définis par le cadre 7-1-7. L'amélioration de la riposte nécessite ainsi un renforcement durable des capacités logistiques, de la formation des équipes et de la coordination opérationnelle.
Introduction: Mpox is a viral disease endemic to Central and West Africa. In the Central African Republic (CAR), its circulation has been documented since the 1970s, mainly in rural settings. However, the emergence of an urban outbreak in 2024 revealed important gaps in the surveillance system. This study assesses the capacity of health districts to detect, notify, and respond to Mpox outbreaks using the 7-1-7 framework. Methods: this cross-sectional study was conducted in five health districts of CAR that experienced Mpox outbreaks between December 2023 and August 2025. Outbreak investigations followed WHO recommendations, including case detection, PCR confirmation, field investigation, and contact tracing. Detection, notification, and response capacities were evaluated using the WHO 7-1-7 tool. A strengths, weaknesses, opportunities, and threats (SWOT) analysis complemented the quantitative approach through semi-structured interviews with health workers, community leaders, and technical partners. Data were analyzed using both quantitative and qualitative methods to identify factors influencing outbreak management. Results: seven Mpox investigations were conducted, involving 94 contacts and seven confirmed cases. The mean detection time was 5.7 days, meeting the 7-1-7 benchmark. Case notification was generally rapid (mean 1.3 days), although delays were reported in some districts. None of the districts met the rapid response target. Major weaknesses included limited Mpox-specific training for health workers (13% trained), poor community knowledge of prevention measures (58% unaware), and logistical constraints. The SWOT analysis highlighted rapid team mobilisation and strong technical support, but also underscored reliance on external partners, stigma, and insecurity as key threats. Community-based surveillance and intersectoral coordination varied significantly across districts. Conclusion: this study shows that although detection and notification capacities are generally adequate, health districts in CAR do not yet meet the response standards defined by the 7-1-7 framework. Strengthening logistics, training, and coordination is essential to improve outbreak response capacity.
Keywords: Mpox, Central African Republic, epidemiological surveillance, 7-1-7 framework
Le Mpox anciennement appelé « MonkeyPox » ou « variole de singe » est une infection virale causée par un virus du genre Orthopoxvirus simien, appartenant au genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridae qui comprend les virus de la variole, de la vaccine et d'autres virus [1]. Le Mpox était principalement endémique en Afrique centrale et de l'Ouest. Cependant, depuis 2022, des cas ont été signalés dans d'autres régions, notamment en Amérique du Nord et en Europe [2,3]. En République centrafricaine (RCA), le Mpox circule de manière endémique depuis les années 1970. La transmission y était jusqu'alors largement associée aux zones rurales, en lien avec des contacts étroits entre populations et faune sauvage. Cependant, en juillet 2024, une épidémie a été identifiée à Bimbo, localité urbaine située à une vingtaine de kilomètres de Bangui, la capitale. Il s'agit de la première flambée enregistrée en zone urbaine, marquant un tournant important dans la dynamique de la maladie. Depuis, le nombre de cas de Mpox a augmenté dans le pays [4-6]. Entre janvier 2024 et septembre 2025, 976 cas suspects de Mpox ont été enregistrés dont 129 cas confirmés et six décès, soit une létalité de 4,7% [7]. Parallèlement, le pays fait face à d'importants défis structurels: insuffisance de personnel qualifié, couverture sanitaire limitée et système de surveillance fragmenté [8,9] révélant la fragilité du système de santé et la nécessité d'une réponse coordonnée et efficace à l'épidémie de Mpox.
Face à ces défis, la RCA a élaboré un plan de préparation et de réponse à l'épidémie de Mpox 2024-2026 assorti d'un système de gestion des incidents. Ce plan s'inscrit dans la continuité du plan d'action national pour la sécurité sanitaire (PANSS 2024-2028), témoignant de la volonté du pays de renforcer les capacités de détection, d'investigation et de riposte [9,10]. En outre, depuis 2024, la RCA bénéficie des activités du projet SONAR (Surveillance et Notification des Alertes pour la Riposte), piloté par la « Task Force For Global Health » dont le but est de renforcer le système d'alerte précoce pour une riposte plus rapide et efficace aux évènements de santé publique. Cependant, malgré ces appuis, des défis persistent au niveau opérationnel notamment en lien avec la gestion de l'épidémie.
Les études antérieures se sont principalement concentrées sur l'épidémiologie générale du Mpox [4,11,12], sans analyser de manière systématique la capacité de gestion des épidémies de Mpox dans les districts sanitaires. Or, un contrôle efficace des épidémies nécessite une détection, une notification et une riposte rapides, telles que mesurées par le cadre 7-1-7, qui fixe des objectifs de ≤ 7 jours pour la détection, ≤ 1 jour pour la notification et ≤ 7 jours pour la riposte précoce [13]. De telles analyses permettraient d'améliorer la prise de décision locale fondée sur des preuves, notamment à travers l'évaluation des forces, faiblesses, opportunités et menaces (FFOM).
Dans ce contexte, la présente étude a pour objectif principal d'évaluer l'application du cadre 7-1-7 dans l'investigation de l'épidémie de Mpox survenue en RCA entre 2023 et 2025. Les objectifs spécifiques sont: i) décrire les étapes et les modalités de l'investigation à travers les différents districts sanitaires; ii) évaluer la performance du système de détection, de notification et de réponse en utilisant l'outil 7-1-7, et iii) identifier les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces liées à la gestion de l'épidémie.
Cadre de l'étude: cette étude analyse les processus d'investigation et la capacité de réponse à l'épidémie de Mpox en RCA, un pays enclavé au cœur de l'Afrique centrale, qui compte environ 6,4 millions d'habitants [14]. Son système de santé est structuré de manière pyramidale, comprenant un niveau central, un niveau intermédiaire et un niveau opérationnel. Cette organisation vise à offrir des soins de santé de base à la population. Toutefois, sa performance reste limitée par plusieurs contraintes persistantes, notamment la pénurie de personnel qualifié, l'insuffisance des équipements, ainsi que l'instabilité politique et l'insécurité dans certaines régions. L'investigation a été menée dans cinq districts sanitaires représentant des contextes épidémiologiques variés: Bangui, zone urbaine au cœur de la capitale, Begoua, localité périphérique, Bimbo, où le premier cas de l'épidémie urbaine a été détecté, Mbaiki, district à transmission endémique, ainsi que Kémo. Cette diversité territoriale permet une compréhension plus complète des dynamiques de détection et de riposte face au Mpox dans le pays.
Type et conception de l'étude: il s'agissait d'une étude transversale menée dans cinq districts sanitaires de la RCA ayant connu une épidémie de Mpox entre décembre 2023 et août 2025 et dont l'investigation a été faite. L'étude a combiné une collecte rétrospective de données quantitatives et une collecte prospective de données qualitatives.
Population d'étude et échantillonnage: la population d'étude comprenait l'ensemble des cas de Mpox confirmés dans les cinq districts sanitaires ainsi que leurs contacts. Un cas confirmé était défini comme tout individu présentant un résultat positif au test PCR (réaction en chaîne de polymérisation). L'enquête CAP a concerné deux groupes: les ménages de la communauté et le personnel des formations sanitaires. Dans la communauté, 172 ménages ont été sélectionnés de manière aléatoire, chaque ménage comptant en moyenne quatre personnes; tous les adultes présents au moment de l'enquête et ayant donné leur consentement ont été inclus. Le volet qualitatif de l'étude, axé sur l'analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces de l'alerte précoce (FFOM), a ciblé des informateurs clés issus des cinq districts sanitaires. Un échantillonnage raisonné a permis d'identifier les médecins-chefs de district (n = 5), les points focaux de surveillance (n = 5), les responsables des formations sanitaires (n = 7), les partenaires techniques (n = 5), les leaders communautaires (n = 3) ainsi que les agents de santé communautaires (n = 5). Les participants ont été sélectionnés en fonction de leur implication dans la surveillance épidémiologique et de leur expérience opérationnelle.
Variables: les variables quantitatives et qualitatives collectées comprenaient les caractéristiques sociodémographiques des participants (sexe, âge, profession), les informations cliniques liées aux cas de Mpox (signes cliniques, évolution, délais de confirmation), ainsi que les variables opérationnelles issues de l'outil 7-1-7 de l'OMS (dates clés des étapes de détection, de notification et de réponse). Pour l'enquête CAP, les données recueillies portaient sur les connaissances, attitudes et pratiques de la population sur le Mpox. Enfin, le volet qualitatif s'appuyait sur les éléments issus des fiches FFOM, permettant de documenter les forces, faiblesses, opportunités et menaces perçues dans la gestion de l'épidémie.
Description des étapes de l'investigation: dans chaque district, l'investigation suivait les étapes recommandées par l'OMS: détection et notification des cas, confirmation en laboratoire par PCR à partir d'échantillons envoyés à l'Institut Pasteur de Bangui, puis enquête de terrain pour collecter les données cliniques, épidémiologiques et faire une cartographie des cas. Un seul cas confirmé de Mpox constitue une flambée et doit être investigué. Les équipes assuraient ensuite la recherche et le suivi des contacts pendant 21 jours, accompagnés de mesures de prévention et de contrôle des infections. Enfin, chaque district produisait un rapport d'investigation transmis à la coordination nationale.
Evaluation de la réponse à l'épidémie de Mpox des districts sanitaires: la capacité de réponse des districts sanitaires à un cas confirmé de Mpox a été évaluée à l'aide de l'outil 7-1-7 développé par l'OMS, qui mesure l'efficacité de la détection, de la notification et de la riposte aux alertes sanitaires [15]. Cet outil évalue un sous-ensemble des capacités essentielles nécessaires pour assurer une détection et une réponse précoces, plutôt que les interventions mises en œuvre à des stades plus avancés de l'épidémie. Les indicateurs de rapidité du cadre 7-1-7 sont fondés sur les dates des étapes clés de la détection et de la réponse. L'objectif 7-1-7 propose que chaque flambée suspectée soit détectée dans les 7 jours suivant son émergence, notifiée aux autorités de santé publique dans la journée suivant la détection et que sept actions précoces de riposte définies soient réalisées dans les 7 jours suivant la notification. Ainsi, le premier délai « 7 » correspond au nombre de jours entre la date d'apparition des premiers signes et la date de détection. Il doit être inférieur à 7 jours. Le délai « 1 » représente l'intervalle entre la date de détection et la date de notification, qui doit être d'un jour maximum. Le second délai « 7 » correspond au nombre de jours entre la date de notification et la date d'achèvement de la réponse rapide, c'est-à-dire le moment où l'ensemble des actions précoces a été réalisé.
La fin de la réponse rapide est définie comme la mise en œuvre de toutes les principales mesures de santé publique, notamment: i) le lancement d'une enquête ou le déploiement d'une équipe d'investigation/intervention; ii) la réalisation d'une analyse épidémiologique préliminaire portant sur la charge, la gravité et les facteurs de risque, ainsi qu'une évaluation initiale des risques; iii) l'obtention d'une confirmation en laboratoire de l'étiologie de l'épidémie; iv) l'initiation de la prise en charge appropriée des cas et la mise en place des mesures de prévention et contrôle des infections (PCI) dans les établissements de santé; v) la mise en œuvre de contre-mesures de santé publique adaptées dans les communautés touchées; vi) le lancement d'activités de communication des risques et de mobilisation communautaire; vii) l'établissement d'un mécanisme de coordination opérationnelle. La performance réelle lors de la réponse aux flambées est comparée à ces objectifs, les goulots d'étranglement et les facteurs facilitateurs d'une réponse en temps voulu sont identifiés, et des actions d'amélioration sont proposées pour résoudre ces obstacles et renforcer la performance future des systèmes.
Analyse FFOM: une analyse des FFOM a été réalisée pour compléter l'étude quantitative et identifier les facteurs influençant la capacité de détection, de notification et de réponse des districts à l'épidémie de Mpox.
Outils et collecte de données: les données ont été collectées à travers la revue des données de surveillance, des entretiens semi-structurés et des entretiens individuels approfondis. Les outils de collecte incluaient des questionnaires standardisés, de fiches FFOM, l'outil 7-1-7 de l'OMS ainsi que des guides d'entretiens. Les questionnaires structurés ont permis de recueillir les données épidémiologiques auprès des équipes de terrain et des formations sanitaires. L'outil 7-1-7 de l'OMS a permis d'enregistrer les dates des étapes clés et d'évaluer la rapidité d'exécution des activités. Les fiches FFOM ont été utilisées pour documenter les perceptions des parties prenantes concernant la gestion de l'épidémie. Les données collectées provenaient de plusieurs sources, notamment les données SIMR, les rapports d'investigation et les répondants interrogés.
Les entretiens ont été menés en français ou en langue sango, enregistrés avec le consentement des participants, puis intégralement transcrits et, le cas échéant, traduits en français. La collecte des données s'est poursuivie jusqu'à saturation thématique en respectant les principes de sélection graduelle et de variation maximum. L'ensemble des données a été anonymisé et stocké de manière sécurisée.
Analyse des données: l'analyse des données a combiné des approches quantitatives et qualitatives afin de documenter de manière exhaustive les performances d'investigation et de réponse à l'épidémie de Mpox. Les données quantitatives ont été centralisées dans une base Excel. L'analyse descriptive a permis de calculer les proportions de cas, les délais moyens de détection, de notification et de riposte, ainsi que de produire une cartographie de la répartition des cas par district. L'analyse de la capacité de réponse a été évaluée au regard des critères du 7-1-7, mettant en évidence les écarts observés entre les districts et leurs facteurs explicatifs. Enfin, une analyse qualitative a synthétisé les forces, faiblesses, opportunités et menaces identifiées à partir des entretiens et des ateliers participatifs. L'ensemble des dates épidémiologiques a été vérifié à partir des enregistrements du SIMR et des rapports d'investigation. Les incohérences ont été examinées et résolues en collaboration avec les points focaux de surveillance des districts sanitaires concernés. L'analyse qualitative visait à contextualiser et compléter les résultats quantitatifs, notamment concernant la capacité opérationnelle des districts. Les FFOM relatives à la gestion de l'épidémie ont été identifiées à partir d'entretiens semi-structurés et d'ateliers participatifs. L'analyse du contenu a permis d'organiser les thèmes dans la matrice FFOM. Deux enquêteurs ont procédé au codage indépendant des transcriptions, et les divergences ont été résolues par consensus. Des ateliers de restitution organisés dans chaque district ont permis de valider et d'affiner les résultats qualitatifs, en intégrant les spécificités locales relatives à la logistique, à la coordination multisectorielle, aux ressources humaines et à l'engagement communautaire.
Considérations éthiques: cette enquête a été menée dans le cadre des activités de routine de la surveillance épidémiologique. L'étude répondait aux critères d'exemption de surveillance: 1) enquête sur une épidémie suspectée nécessitant une intervention de santé publique; 2) utilisation des procédures de surveillance standard; 3) risque minimal pour les participants; 4) collecte de données anonymisées uniquement à des fins de santé publique. Le consentement verbal a été obtenu auprès des participants aux entretiens et aux réunions. La confidentialité des données individuelles a été assurée.
Étapes de l'investigation épidémique en fonction des districts sanitaires
Répartition des cas confirmés et délais de confirmation: nous avons recensé 7 investigations de Mpox dans les cinq districts sanitaires cibles de l'étude entre décembre 2023 et août 2025 y compris trois dans le seul district sanitaire de Mbaïki (Figure 1).
Caractéristiques sociodémographiques et cliniques des cas confirmés: tous les sept cas confirmés provenaient de localités distinctes. Parmi eux, 4 étaient des hommes et trois des femmes, avec des âges allant de 1 à 38 ans. Les professions étaient variées, incluant deux ménagères, une cultivatrice, un élève et un technicien de surface. Six cas sur sept sont sortis guéris des structures de prise en charge, un décès survenu chez une femme ménagère de 38 ans. Les délais entre la détection et la confirmation ont généralement été courts, variant d'un à dix jours selon les districts (Tableau 1).
Suivi des cas et prélèvements: pour chaque cas confirmé, une liste de contacts a été constituée. Au total, 94 cas contacts ont été recensés, en majorité dans les districts sanitaires de Mbaïki, Bangui 3 et Begoua. Parmi eux, six cas sont devenus suspects dont quatre ont bénéficié d'un prélèvement qui est revenu positif pour les trois cas prélevés dans le district de Begoua. Un décès a été enregistré parmi les cas devenus suspects à Zomea (district sanitaire de Mbaïki) (Tableau 2).
Connaissances, attitudes et pratiques vis-à-vis du Mpox
Dans la communauté: nous avons interrogé 172 ménages au hasard, comptant en moyenne quatre personnes par ménage. Au total, 52% des personnes interrogées avaient déjà entendu parler de Mpox dont 36% par des échanges communautaires. Aussi, 98% des personnes interrogées savaient qu'un cas suspect doit être orienté vers une formation sanitaire, cependant 58% ignoraient les mesures de prévention.
Dans les structures de santé: des entretiens ont été réalisés dans 12 FOSA auprès de 82 personnels de santé. Les données montrent que, malgré une bonne connaissance générale du Mpox parmi les personnels de santé (65 à 74%), peu d'entre eux ont reçu une formation spécifique (13%). Plus de la moitié (57%) ne savent toujours pas comment réagir face à un cas suspect, révélant un important déficit opérationnel (Tableau 3).
Capacité de réponse des districts sanitaires à l'épidémie de Mpox à l'aide de l'outil 7-1-7 de l'OMS: l'évaluation de la capacité de réponse des districts sanitaires à l'épidémie de Mpox a été réalisée à l'aide de l'outil 7-1-7 de l'OMS, qui mesure le délai entre la détection du premier cas, la notification aux autorités sanitaires et la mise en œuvre des actions de riposte. Dans l'ensemble, la capacité de gestion des épidémies de Mpox des localités n'a pas satisfait à l'ensemble des composantes de l'objectif 7-1-7. Toutes les localités ont détecté l'épidémie dans le délai recommandé (< 7 jours), à l'exception de Palambo (17 jours), où la détection a été tardive. Le délai moyen de détection des districts en épidémie est de 5,7 jours, ce qui reste conforme à la norme du 7-1-7.
Concernant la notification, les localités de Bimbo, Bayala, Palambo et SCAD ont notifié les cas détectés dans un délai inférieur ou égal à un jour. En revanche, des retards ont été observés à Galabadjia (3 jours), Ndolobo (2 jours) et Zomea (3 jours). Le délai moyen de notification est de 1,3 jours, traduisant une capacité de réponse globale satisfaisante, bien qu'un effort supplémentaire soit nécessaire pour atteindre strictement la cible d'un jour fixée par le 7-1-7. Le maillon faible reste la réponse ou aucun district n'a pu respecter les délais. L'utilisation de l'outil 7-1-7 a permis de cibler les points faibles dans la chaîne de surveillance et d'orienter les recommandations pour améliorer la réactivité, la coordination intersectorielle et la mobilisation communautaire dans la gestion des alertes sanitaires. (Tableau 4, Figure 2).
Forces, faiblesses, opportunités et menaces de l'investigation de l'épidémie de Mpox: l'analyse SWOT réalisée dans les cinq districts sanitaires met en avant plusieurs forces: la mobilisation rapide des équipes locales et nationales, l'appui technique et logistique de l'Institut Pasteur de Bangui, une coordination efficace et l'utilisation d'outils standardisés. Parmi les faiblesses figurent la méconnaissance du Mpox, des retards de détection, des difficultés logistiques et le manque de ressources spécialisées. Les opportunités incluent le renforcement de la surveillance avec l'outil 7-1-7, l'implication des partenaires et la sensibilisation communautaire. Les menaces concernent l'instabilité politique, la propagation rapide et la vulnérabilité de certains groupes (Tableau 5).
Cette étude constitue la première analyse de l'application du cadre 7-1-7 dans la gestion de l'épidémie de Mpox en RCA entre 2023 et 2025. Ces sept cas fournissent des observations préliminaires suggérant que malgré des efforts importants de surveillance et de riposte, la capacité des districts sanitaires demeure insuffisante pour atteindre les standards internationaux de détection, de notification et de réponse rapide recommandés par l'OMS. Ces constats mettent en évidence à la fois des avancées notables et des défis structurels persistants, déjà décrits dans d'autres contextes d'épidémie de Mpox.
Dynamique épidémiologique: la RCA connaît une circulation endémique du Mpox depuis les années 1970, principalement en zones rurales. L'épidémie urbaine survenue à Bimbo en 2024 marque un tournant, similaire à la tendance observée à l'échelle internationale depuis 2022, où le virus a touché des zones non endémiques et urbaines en Europe et en Amérique. Cette transition pourrait s'expliquer par l'urbanisation croissante, la mobilité accrue des populations, et une modification des comportements sociaux favorisant une transmission interhumaine plus soutenue, comme observé dans d'autres pays africains [16].
Capacité de détection, de notification et de réponse: en général, la capacité de détection et de notification des cas de Mpox a globalement respecté les délais recommandés, mais le délai de la réponse reste faible. L'étude montre que la majorité des districts ont détecté les cas dans les délais recommandés (< 7 jours), avec un délai moyen de 5,7 jours. Cette capacité est encourageante dans un contexte de ressources limitées. Le rôle des agents de santé communautaires, à travers la politique de l'engagement communautaire en RCA, apparaît déterminant pour renforcer cette détection précoce, grâce à leur proximité avec les communautés. Des résultats comparables ont été observés au Nigéria et en RDC, où la surveillance communautaire a permis d'améliorer la rapidité de détection [16,17].
Cependant, le cas de Palambo (17 jours) illustre des faiblesses spécifiques liées à des facteurs logistiques, à l'accessibilité géographique et au manque d'alerte communautaire. Ces disparités intra-pays révèlent une surveillance hétérogène, un phénomène également rapporté dans d'autres systèmes de santé fragilisés [18]. La notification des cas a été globalement rapide (délai moyen = 1,3 jours), bien que certains districts présentent encore des retards. L'existence de circuits de communication fonctionnels dans les zones proches de Bangui, renforcés par les partenaires techniques, a probablement contribué à cette performance. Le maillon faible du cadre de 7-1-7 reste la réponse. Aucun district n'a respecté l'objectif des 7 jours pour la mise en œuvre de la riposte. Cette incapacité pourraient révéler des contraintes structurelles notamment: i) insuffisance de formation du personnel: seulement 13% ont reçu une formation sur la gestion du Mpox; ii) faible préparation opérationnelle, 57% des agents de santé ne savent pas comment réagir face à un cas suspect; iii) des déficits logistiques: difficultés de transport, manque d'équipements de protection, insuffisances en PCI; iv) une faible décentralisation de la réponse: le manque de ressources humaines spécialisées et la difficulté d'accès à certaines zones et v) une coordination irrégulière dans certaines localités. Ces faiblesses rejoignent les défis observés dans d'autres contextes africains où la riposte efficace est entravée par la fragilité du système de santé [17].
L'outil 7-1-7 s'avère toutefois utile pour identifier avec précision les points critiques de la chaîne de surveillance. Son utilisation en RCA représente une opportunité importante d'améliorer la résilience sanitaire, comme démontré dans d'autres pays pilotes [13]. Des travaux antérieurs en RCA et dans la sous-région ont déjà souligné l'importance d'une surveillance efficace et d'une notification rapide pour contenir les flambées de Mpox [19,20]. Toutefois, la plupart des pays d'Afrique centrale, dont la RCA, peinent à garantir une réponse opérationnelle rapide, en raison de défis structurels similaires [2,21]. L'expérience nigériane récente montre que l'amélioration de la chaîne de notification doit être complétée par le renforcement de la logistique de riposte et la coordination multisectorielle [22]. La lenteur de la riposte observée dans notre étude confirme les constats de la littérature sur les faiblesses systémiques persistantes dans la gestion des épidémies de Mpox en Afrique centrale [3,23]. À l'échelle nationale, l'évaluation approfondie du système d'alerte précoce en RCA en 2025 a souligné également la faiblesse de la réponse [24].
Connaissance sur le Mpox: les résultats montrent une connaissance limitée du Mpox au sein des communautés : la moitié des ménages avaient entendu parler de la maladie, près de six sur dix répondants ignoraient les mesures de prévention et un quart exprimait une méfiance envers les survivants. Ces constats révèlent un déficit persistant de communication sur les risques et une stigmatisation non négligeable, déjà documentés lors des épidémies au Nigéria [25]. Cette situation est accentuée par la rareté des campagnes de communication ciblées et l'absence d'intégration systématique du Mpox dans les programmes de formation continue. Or, l'efficacité de la riposte dépend fortement de l'engagement communautaire et des compétences des professionnels de santé [26,27]. Plusieurs études menées en Afrique centrale et de l'Ouest montrent que la stigmatisation, la peur et la méconnaissance constituent des obstacles majeurs à la détection précoce des cas et à la mise en œuvre efficace des interventions [28,29]. Le renforcement des programmes de sensibilisation et de formation, intégrant l'approche « Une seule santé » et les principes de communication sur les risques, apparaît donc essentiel pour améliorer la prévention et la prise en charge du Mpox [23,28,30].
Analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces: l'analyse met en évidence des atouts importants, notamment la mobilisation rapide des équipes locales, l'usage d'outils standardisés de surveillance et l'appui de l'Institut Pasteur de Bangui pour la confirmation biologique. Cependant, plusieurs faiblesses persistent: manque de formation, ressources limitées en PCI et en logistique, surveillance communautaire irrégulière et coordination encore centralisée. La forte dépendance aux partenaires, l'insécurité et la mobilité des populations constituent des menaces majeures pour la stabilité du système. Ces constats rejoignent ceux d'autres travaux soulignant l'importance de renforcer la coordination intersectorielle et la résilience des systèmes de santé face aux émergences zoonotiques [26,28]. Les expériences du Nigéria et de la RDC montrent que l'intégration de l'approche « Une seule santé » et la formalisation des circuits de coordination améliorent la gestion des épidémies [21,22], mais que ces progrès restent fragiles sans investissements durables dans les infrastructures, la formation et la surveillance [2,29].
Notre étude a également mis en évidence un effet inhibiteur de la stigmatisation sociale et du manque d'information sur l'adhésion communautaire à la riposte, phénomène déjà documenté dans d'autres contextes africains [19,30]. Ces éléments doivent guider l'élaboration d'un plan d'action priorisant la formation, le renforcement logistique et l'implication communautaire.
Limites: notre étude comporte plusieurs limites. D'abord, sa nature transversale et la sélection des districts sur la base d'épidémies récentes restreignent la généralisation des résultats à l'ensemble du pays. La caractérisation de la capacité de surveillance au niveau du district repose sur un nombre limité de cas et ne tient pas compte de facteurs contextuels propres à chaque situation locale (accessibilité géographique, caractéristiques du patient, statut socio-économique, effets du jour de la semaine). Ainsi, l'analyse reflète davantage des performances ponctuelles que des tendances structurelles, et ne permet pas d'évaluer la capacité globale ou la dynamique épidémique sur le long terme. L'application du cadre 7-1-7, conçu pour une évaluation agrégée sur plusieurs événements, est donc limitée: dans quatre districts, l'analyse s'est appuyée sur un seul cas, ce qui reflète davantage des circonstances individuelles que la performance réelle du système. L'agrégation des analyses FFOM pour la présentation peut également masquer certaines spécificités locales, suggérant que de futures études devraient présenter des résultats stratifiés par district. Enfin, la taille réduite de l'échantillon (n = 7) empêche toute analyse inférentielle robuste et limite la portée des conclusions, qui doivent être interprétées comme des observations au niveau des cas, plutôt que comme des indicateurs validés de la performance du système de surveillance.
Néanmoins, cette étude présente quelques forces. La première est l'application du cadre 7-1-7 de l'OMS dans différents districts sanitaires, associant des données quantitatives et qualitatives. L'intégration des perspectives des parties prenantes et de l'analyse FFOM offre des recommandations opérationnelles pour renforcer la riposte aux épidémies de Mpox en République centrafricaine. Enfin, nous avons utilisé les lignes directrices Strengthening the Reporting of Observational Studies in Epidemiology (STROBE) pour la présentation de nos résultats [31].
Cette étude met en lumière les avancées et les défis persistants dans la gestion des épidémies de Mpox en RCA, à travers l'application du cadre 7-1-7. Si la détection et la notification sont globalement satisfaisantes, la réponse rapide reste insuffisante, entravée par des faiblesses structurelles, un manque de formation et des ressources limitées. L'engagement communautaire et la coordination multisectorielle apparaissent essentiels pour renforcer la surveillance et la riposte. L'utilisation de l'outil 7-1-7 offre une opportunité d'amélioration ciblée, mais nécessite un investissement continu en formation, logistique et communication. Ces résultats doivent guider les futures stratégies nationales pour une gestion plus efficace et résiliente des épidémies de Mpox.
Etat des connaissances sur le sujet
- Le Mpox est une maladie virale zoonotique endémique en Afrique centrale et de l'Ouest, avec des flambées récurrentes documentées en République centrafricaine depuis les années 1970, principalement en milieu rural;
- Le système de surveillance du Mpox en République centrafricaine présente des limites structurelles, et les épidémies survenant en milieu urbain restent peu décrites dans la littérature;
- Le cadre « 7-1-7 » de l'OMS constitue une référence reconnue pour évaluer la rapidité de détection, de notification et de riposte aux épidémies, mais son application demeure peu documentée dans les pays africains.
Contribution de notre étude à la connaissance
- Il s'agit de la première évaluation en RCA de la capacité de détection, de notification et de réponse des districts sanitaires face à l'épidémie de Mpox en utilisant le cadre 7-1-7 de l'OMS;
- L'étude met en évidence une bonne capacité de détection et de notification, mais une faible capacité de riposte dans l'ensemble des districts étudiés;
- Les faiblesses structurelles majeures (formation limitée, logistique insuffisante, faible sensibilisation) du système d'alerte précoce sont identifiées et les pistes pour renforcer la coordination opérationnelle et la surveillance communautaire des épidémies sont proposées.
Les auteurs ne déclarent aucun conflit d'intérêts.
Avilah Phrygie Amakade Woyengba a participé à la collecte des données et a rédigé le manuscrit. Emmanuel Fandema a coordonné avec Alexandre Delamou la conception et la mise en œuvre de l'étude, a supervisé l'analyse méthodologique, la structuration scientifique et la révision critique du contenu. Gaetan Robert Adouaka et Felicité Emma Moussa Yagata ont contribué à l'investigation sur le terrain et à la validation des données. Thierry Ulrich Mbesse Ngoumakale, Jean Methode Moyen et alphonse Acho ont participé à l'analyse des performances des districts et à l'interprétation des résultats. Ernest Kalthan, Raphaël Mbaïlao et Jeremie Goita ont appuyé la coordination intersectorielle et la mobilisation des acteurs. Alexandre Delamou et Jean de Dieu Longo ont assuré la relecture scientifique, l'intégration des recommandations et l'harmonisation finale du manuscrit. Tous les auteurs ont lu et approuvé la version finale du manuscrit.
Les auteurs remercient le Ministère de la Santé et de la Population de la République centrafricaine pour son appui institutionnel, ainsi que les directions régionales et les équipes d'intervention rapide des districts sanitaires concernés pour leur engagement sur le terrain. Ils expriment leur gratitude à l'Institut Pasteur de Bangui pour son soutien technique en matière de diagnostic biologique, et à World Vision International pour son appui logistique. Les auteurs remercient les communautés locales ayant participé aux entretiens et aux activités de sensibilisation pour leur bonne collaboration. Enfin, ils saluent l'accompagnement méthodologique du projet SONAR et de la Task Force for Global Health dans le renforcement de la surveillance épidémiologique en RCA.
Tableau 1: description des cas confirmés de Mpox dans les cinq districts sanitaires, décembre 2023 à août 2025, République centrafricaine
Tableau 2: situation des cas contacts de Mpox et leur évolution de Mpox dans les localités investiguées, décembre 2023 à août 2025, République centrafricaine
Tableau 3: connaissances, attitudes et pratiques vis-à-vis du Mpox dans la communauté et dans les structures de santé, décembre 2023 à août 2025, République centrafricaine
Tableau 4: délais opérationnels entre l'apparition des symptômes, la détection, la notification et la fin de la réponse aux cas de Mpox par localité, 2023 à août 2025, République centrafricaine
Tableau 5: forces, faiblesses, opportunités et menaces de l'investigation de Mpox dans cinq districts sanitaires, décembre 2023 à août 2025, République centrafricaine
Figure 1: districts sanitaires en épidémie de Mpox cible de l'étude, 2023-2025, République centrafricaine
Figure 2: capacité de réponse aux épidémies selon les composantes de l'objectif 7-1-7, décembre 2023 à août 2025, République centrafricaine
- World Health Organization. Mpox (monkeypox) outbreak. 2022. Consulté le 20 novembre 2025.
- Bunge EM, Hoet B, Chen L, Lienert F, Weidenthaler H, Baer LR et al. The changing epidemiology of human monkeypox-A potential threat? A systematic review. PLoS Negl Trop Dis. 2022 Feb 11;16(2):e0010141. PubMed | Google Scholar
- Musuka G, Moyo E, Tungwarara N, Mhango M, Pierre G, Saramba E et al. A critical review of mpox outbreaks, risk factors, and prevention efforts in Africa: lessons learned and evolving practices. IJID Reg. 2024 Jul 6;12:100402. PubMed | Google Scholar
- Malaka CN, Patrono LV, Tombolomako TB, Farra E, Sibiro O, Garba-Ouangolé S et al. Genomic epidemiology of clade Ia monkeypox viruses circulating in the Central African Republic in 2022-24: a retrospective cross-sectional study. Lancet Microbe. 2025 Oct;6(10):101173. PubMed | Google Scholar
- Kalthan E, Dondo-Fongbia JP, Yambele S, Dieu-Creer LR, Zepio R, Pamatika CM. Epidémie de 12 cas de maladie à virus monkeypox dans le district de Bangassou en République centrafricaine en décembre 2015 [Twelve cases of monkeypox virus outbreak in Bangassou District (Central African Republic) in December 2015]. Bull Soc Pathol Exot. 2016 Dec;109(5):358-363. French. PubMed | Google Scholar
- Nachega JB, Sam-Agudu NA, Ogoina D, Mbala-Kingebeni P, Ntoumi F, Nakouné E. The surge of mpox in Africa: a call for action. Lancet Glob Health. 2024 Jul;12(7):e1086-e1088. PubMed | Google Scholar
- DSEGUSP. Ministère de la Santé et de la Population RCA. Rapport de situation épidémiologique, SiTrep S37-S38. Bangui?: Direction de la surveillance et de la gestion des urgences de santé publique. 2024. Consulté le 20 novembre 2025.
- PANSS RCA. Ministère de la Santé et de la Population RCA. MSP; 2024. Consulté le 20 novembre 2025.
- Ministère de la Santé et de la Population RCA. Lancement officiel de la campagne de vaccination contre la Mpox. 2024. Consulté le 20 novembre 2025.
- Ministère de la Santé et de la Population RCA. Plan d´action national pour la sécurité sanitaire. 2024. Consulté le 20 novembre 2025.
- Berthet N, Descorps-Declère S, Besombes C, Curaudeau M, Nkili Meyong AA, Selekon B et al. Genomic history of human monkey pox infections in the Central African Republic between 2001 and 2018. Sci Rep. 2021 Jun 22;11(1):13085. PubMed | Google Scholar
- Garba-Ouangole S, Bourner J, Mbrenga F, Gonofio E, Selekon B, Manirakiza A et al. Laboratory Diagnosis of Mpox, Central African Republic, 2016-2022. Emerg Infect Dis. 2023 Sep;29(9):1846-1849. PubMed | Google Scholar
- Nakiire L, Bochner AF, Nabatanzi M, Kisakye AK, Kayiwa J, Lee C et al. Implementing the 7-1-7 target to improve epidemic preparedness and response in Uganda. BMJ Glob Health 2025; 10: e018207. PubMed | Google Scholar
- Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES). La Centrafrique en chiffres. 2025. Consulté le 24 octobre 2025.
- World Health Organization. Early detection, assessment and response to acute public health events: implementation of early warning and response with a focus on event-based surveillance. 1 January 2014. Consulté le 20 novembre 2025.
- Ogoina D, Dalhat MM, Denue BA, Okowa M, Chika-Igwenyi NM, Oiwoh SO et al. Nigerian Infectious Diseases Society (NIDS) mpox study group. Mpox Epidemiology and Risk Factors, Nigeria, 2022. Emerg Infect Dis. 2024 Sep;30(9):1799-1808. PubMed | Google Scholar
- Tambo E, Djopmo BG, Djamfa JN, Temomo LDZ, Djouka O, Bitalabebo FA et al. Harnessing community-based one health interventions implementation beyond Mpox outbreak management in Africa: insights and benefits. Infect Dis Poverty. 2025 Sep 8;14(1):92. PubMed | Google Scholar
- Stephen R, Alele F, Olumoh J, Tyndall J, Okeke MI, Adegboye O. Corrigendum: The epidemiological trend of monkeypox and monkeypox-varicella zoster viruses co-infection in North-Eastern Nigeria. Front Public Health. 2023 Jul 24;11:1256195. PubMed | Google Scholar
- Kalthan E, Tenguere J, Ndjapou SG, Koyazengbe TA, Mbomba J, Marada RM et al. Investigation of an outbreak of monkeypox in an area occupied by armed groups, Central African Republic. Med Mal Infect. 2018 Jun;48(4):263-268. PubMed | Google Scholar
- Nakoune E, Lampaert E, Ndjapou SG, Janssens C, Zuniga I, Van Herp M et al. A Nosocomial Outbreak of Human Monkeypox in the Central African Republic. Open Forum Infect Dis. 2017 Nov 3;4(4):ofx168. PubMed | Google Scholar
- Besombes C, Mbrenga F, Malaka C, Gonofio E, Schaeffer L, Konamna X et al. Investigation of a mpox outbreak in Central African Republic, 2021-2022. One Health. 2023 Jun;16:100523. PubMed | Google Scholar
- Yinka-Ogunleye A, Aruna O, Dalhat M, Ogoina D, McCollum A, Disu Y et al. CDC Monkeypox Outbreak Team. Outbreak of human monkeypox in Nigeria in 2017-18: a clinical and epidemiological report. Lancet Infect Dis. 2019 Aug;19(8):872-879. PubMed | Google Scholar
- Durski KN, McCollum AM, Nakazawa Y, Petersen BW, Reynolds MG, Briand S et al. Emergence of Monkeypox - West and Central Africa, 1970-2017. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2018 Mar 16;67(10):306-310. PubMed | Google Scholar
- Notes d'orientation. Évaluation des système d'alerte précoce pour la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Novembre 2006. Consulté le 20 novembre 2025.
- Ogoina D, Izibewule JH, Ogunleye A, Ederiane E, Anebonam U, Neni A et al. The 2017 human monkeypox outbreak in Nigeria-Report of outbreak experience and response in the Niger Delta University Teaching Hospital, Bayelsa State, Nigeria. PLoS One. 2019 Apr 17;14(4):e0214229. PubMed | Google Scholar
- Protopapas K, Dimopoulou D, Kalesis N, Akinosoglou K, Moschopoulos CD. Mpox and Lessons Learned in the Light of the Recent Outbreak: A Narrative Review. Viruses. 2024 Oct 16;16(10):1620. PubMed | Google Scholar
- Pete PMN, Biguioh RM, Njuwa FKG, Folayan MO, Ngandu C, Ngongo N et al. Unlocking the potentials of community health workers for effective control of mpox outbreaks in Africa. Pan Afr Med J. 2025 Mar 2;50(Suppl 1):3. PubMed | Google Scholar
- Akingbola A, Adegbesan CA, Adewole O, Idahor C, Odukoya T, Nwaeze E et al. Understanding the resurgence of mpox: key drivers and lessons from recent outbreaks in Africa. Trop Med Health. 2025 Apr 3;53(1):47. PubMed | Google Scholar
- Lokossou VK, Awori AS, Fatimehin V, Usman AB, Sogbossi L, Agbla F et al. Assessing mpox epidemic readiness status in ECOWAS region: strengths, gaps, and recommendations for an improved response. Pan Afr Med J. 2025 Mar 2;50(Suppl 1):2. PubMed | Google Scholar
- Musuka G, Murewanhema G, Nyabadza G. Monkeypox epidemiology in Africa: A systematic review. IJID Regions. 2024; 12:100402. Google Scholar
- von Elm E, Altman DG, Egger M, Pocock SJ, Gøtzsche PC, Vandenbroucke JP. The Strengthening the Reporting of Observational Studies in Epidemiology (STROBE) statement: guidelines for reporting observational studies. J Clin Epidemiol. 2008 Apr;61(4):344-9. PubMed | Google Scholar





