Home | Volume 55 | Article number 109

Images in clinical medicine

Hypertension intracrânienne à la suite d´un traumatisme iatrogène du sinus latéral dominant

Hypertension intracrânienne à la suite d'un traumatisme iatrogène du sinus latéral dominant

Intracranial hypertension following iatrogenic injury to the dominant lateral sinus

Mohamed Sahli1,&, Noureddine Errami1

 

1Service d'Oto-Rhino-Laryngologie et Chirurgie Cervico-Faciale, Hôpital Militaire d'Instruction Mohammed V, Rabat, Maroc

 

 

&Auteur correspondant
Mohamed Sahli, Service d'Oto-Rhino-Laryngologie et Chirurgie Cervico-Faciale, Hôpital Militaire d'Instruction Mohammed V, Rabat, Maroc

 

 

Image in medicine

Iatrogenic injuries to the lateral sinus generally have no consequences, provided that adequate contralateral venous collateral drainage is present. However, intracranial hypertension may occur when the dominant sinus is injured. We report the case of a 9-year-old girl who underwent surgery for a left-sided cholesteatoma. During surgical exploration, the lateral sinus was exposed, and an iatrogenic injury occurred during the procedure, requiring repair with hemostatic material. The postoperative course was complicated by intractable headache and vomiting and sixth cranial nerve palsy, prompting a follow-up computed tomography scan. The scan showed signs of intracranial hypertension, with thrombosis of the left lateral sinus and jugular bulb. Magnetic resonance imaging confirmed the diagnosis and revealed hypoplasia of the right lateral and transverse sinuses, which nevertheless remained patent. Funduscopic examination showed grade 3 papilledema. Conservative management consisted of therapeutic anticoagulation, corticosteroid therapy, and acetazolamide to reduce intracranial pressure. The subsequent course was marked by the gradual resolution of symptoms and papilledema. Follow-up imaging showed the development of a collateral venous network, explaining the gradual favourable clinical course. In cases refractory to conservative treatment, stenting of the affected sinus may be considered, with favourable outcomes.


Key words: Intracranial hypertension, lateral sinus, thrombosis

 

 

Image en médecine    Down

Les lésions iatrogènes du sinus latéral passent généralement sans conséquences, à condition de disposer d'une suppléance veineuse controlatérale adéquate; une hypertension intracrânienne peut survenir en cas de lésion du sinus dominant. Nous rapportons le cas d'une fille de 9 ans opérée pour un cholestéatome gauche. Lors de l'exploration, le sinus latéral était dénudé et une blessure iatrogène de ce dernier est survenue au cours du geste, imposant sa réparation par du matériel hémostatique. Les suites opératoires ont été marquées par des céphalées et vomissements incoercibles et une paralysie du VIe nerf crânien, imposant la réalisation d'un scanner de contrôle qui a montré des signes d'hypertension intracrânienne avec thrombose du sinus latéral et du golfe jugulaire gauche. L'imagerie par résonance magnétique a confirmé le diagnostic et a montré un aspect hypoplasique du sinus latéral et du sinus transverse droit, qui sont toutefois perméables. Le fond d'œil a montré un œdème papillaire stade 3. La prise en charge était conservatrice, basée sur l'anticoagulation à visée thérapeutique, une corticothérapie et l'acétazolamide pour baisser la pression intracrânienne. Les suites ont été marquées par la régression progressive des symptômes et de l'œdème papillaire sur le fond d'œil; le contrôle radiologique a montré le développement d'un réseau de suppléance veineuse expliquant l'évolution favorable et progressive de la maladie. Dans les cas réfractaires au traitement conservateur, un stenting du sinus concerné pourrait être proposé avec de bons résultats.

Figure 1: A) IRM cérébrale montrant une thrombose du sinus latéral gauche (flèche rouge), se traduisant par un défaut de rehaussement sur les séquences T1 3D après injection de gadolinium; B) même séquence IRM montrant une reperméabilisation partielle du sinus latéral gauche (flèche rouge) avec développement d'une circulation controlatérale compensatrice 3 mois après le traitement