Il s'agit d'une patiente âgée de 28 ans sans antécédents pathologiques notables. Elle a consulté aux urgences de gynécologie pour des douleurs pelviennes sur une aménorrhée de 7 semaines. L'examen a trouvé un bon état général avec au toucher vaginal un col fermé long postérieur sans métrorragies ni masse latéro-utérine. L'échographie trouvait un embryon avec activité cardiaque positive et tout autour du sac présence de plusieurs images lacunaires sans épanchement: c'était l'aspect d'ovaire intra-utérin. Le taux de gonadotrophine chorionique humaine (BHCG) était à 37920 UI. Le diagnostic d'une môle embryonnée était évoqué et on a fait un complément d'exploration par un scanner thoraco-abdomino-pelvien pour étayer le diagnostic et comme bilan d'extension. Il était en faveur d'une môle hydatiforme partielle sans signes d'extension loco-régionale ou à distance avec un myome intra utérin antérieur. La décision était de l'aspirer sous échographie après une réserve de sang. Au cours de l'aspiration, un aspect vésiculeux du produit a été constaté. L´examen anatomopathologique a conclu initialement à une grossesse arrêtée avec absence de villosités choriales. Devant la forte suspicion de grossesse molaire, une relecture a été formulée avec multiplication des coupes qui ont montrés des rares villosités choriales de grande taille à axe œdémateux. Ces rares villosités étaient tapissées par un revêtement trophoblastique d´abondance et de morphologie habituelles ce qui était en faveur d´une môle partielle. La femme était mise sous contraception efficace avec surveillance hebdomadaire de taux de BHCG jusqu´à trois taux successifs négatifs (A, B, C, D).
Corresponding Author
Karima Mekni, Service de Gynéco-obstétrique, Hôpital Mahmoud El Matri, Faculté de Médecine de Tunis, Université Tunis El Manar, Ariana, Tunisie (karima.mekni@gmail.com)