Profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des pancréatopathies au centre hospitalier universitaire de Bogodogo au Burkina Faso: une étude transversale sur 6 ans
Alice Nanelin Guingané, Abdoul Aziz Zorome Kiswendsida, Alima Boundané, Inès Compaore, Sosthène Somda, Appolinaire Sawadogo, Hervé Tieno
Corresponding author: Alice Nanelin Guingané, Service d´Hépato-Gastro-Entérologie du Centre Hospitalier Universitaire Bogodogo, Ouagadougou, Burkina Faso 
Received: 28 Feb 2026 - Accepted: 18 Jun 2026 - Published: 02 Oct 2026
Domain: Non-Communicable diseases epidemiology
Keywords: Pancréatopathies, pancréatite aiguë, pancréatite chronique, cancer du pancréas, Burkina Faso
Funding: Cette recherche n’a reçu aucune subvention spécifique d’un organisme de financement des secteurs public, commercial ou à but non lucratif.
This article is published as part of the supplement Hepatogastroenterology and Digestive Oncology, commissioned by African Journal of Hepatogastroenterology and Digestive Oncology (RAHGOD) and the African Society of Hepatogastroenterology Digestive Endoscopy (SAHGE).
©Alice Nanelin Guingané et al. Pan African Medical Journal (ISSN: 1937-8688). This is an Open Access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution International 4.0 License (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/), which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original work is properly cited.
Cite this article: Alice Nanelin Guingané et al. Profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des pancréatopathies au centre hospitalier universitaire de Bogodogo au Burkina Faso: une étude transversale sur 6 ans. Pan African Medical Journal. 2026;55(1):6. [doi: 10.11604/pamj.supp.2026.55.1.51878]
Available online at: https://www.panafrican-med-journal.com//content/series/55/1/6/full
Research 
Profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des pancréatopathies au centre hospitalier universitaire de Bogodogo au Burkina Faso: une étude transversale sur 6 ans
Profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des pancréatopathies au centre hospitalier universitaire de Bogodogo au Burkina Faso: une étude transversale sur 6 ans
Epidemiological, clinical, therapeutic, and prognostic profile of pancreatic diseases at the Bogodogo University Hospital in Burkina Faso: a 6-year cross-sectional study
Alice Nanelin Guingané1,2,
Abdoul Aziz Zorome Kiswendsida3,4, Alima Boundané1, Inès Compaore1,2,
Sosthène Somda1,2, Appolinaire Sawadogo2, Hervé Tieno2,5
&Auteur correspondant
Introduction: le profil épidémiologique des pancréatopathies est en évolution dans notre contexte de transition épidémiologique intermédiaire au Burkina Faso. Les causes infectieuses sont relativement persistantes et les causes métaboliques en croissance rapide, avec une émergence des cancers pancréatiques. Cette étude visait à décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des pancréatopathies dans un centre hospitalier de référence au Burkina Faso.
Méthodes: il s'agissait d'une étude transversale descriptive à collecte rétrospective au Centre Hospitalier Universitaire Bogodogo de Ouagadougou sur une période de 6 ans allant du 1er janvier 2018 au 30 juin 2023. Le diagnostic d'affections pancréatiques a été retenu de manière standardisée selon des critères définis. L'analyse des données a été réalisée avec le logiciel Epi Info 7.2.3.
Résultats: soixante-deux (62) cas d'affections pancréatiques ont été colligés dans notre étude, soit 2,6% des patients reçus durant la période d'étude. On notait respectivement 33 cas (53,2%) de pancréatite aiguë, 11 cas (17,8%) de pancréatite chronique et 18 cas (29%) de cancer de pancréas. L'âge moyen des patients était de 48,4 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio de 2,1). La douleur abdominale (85,5%) et les vomissements (46,8%) étaient les motifs de consultation les plus fréquents. L'examen physique a permis de retrouver la défense abdominale (58,1%), l'altération de l'état général (54,8%) et l'ictère (22,5%). Sur le plan paraclinique, le dosage de la lipasémie, l'échographie abdominale et le scanner abdominal ont permis de retenir les diagnostics. Le traitement médical était principalement adopté chez tous les patients. Il est composé de mesures hygiéno-diététiques (100%), de l'administration d'antalgiques (100%) et de l'utilisation d'extraits pancréatiques (6,4%).
Conclusion: les pancréatopathies au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo demeurent un défi diagnostique et thérapeutique. La prise en charge adéquate nécessite un meilleur plateau technique et une collaboration multidisciplinaire.
Introduction: the epidemiological profile of pancreatic diseases is changing in the context of Burkina Faso's ongoing epidemiological transition. Infectious causes remain relatively persistent, while metabolic causes are rapidly increasing, with a rise in pancreatic cancers. This study aimed to describe the epidemiological, clinical, therapeutic, and prognostic characteristics of pancreatic diseases at a referral hospital in Burkina Faso. Methods: this was a descriptive cross-sectional study with retrospective data collection at the Bogodogo University Hospital Centre in Ouagadougou over 6 years from January 1, 2018, to June 30, 2023. The diagnosis of pancreatic disorders was standardised according to defined criteria. Data analysis was performed using Epi Info 7.2.3 software. Results: sixty-two (62) cases of pancreatic disorders were identified in our study, representing 2.6% of the patients seen during the study period. There were 33 cases (53.2%) of acute pancreatitis, 11 cases (17.8%) of chronic pancreatitis, and 18 cases (29%) of pancreatic cancer. The mean age of the patients was 48.4 years, with a predominance of males (sex ratio of 2.1). Abdominal pain (85.5%) and vomiting (46.8%) were the most common reasons for consultation. Physical examination revealed abdominal tenderness (58.1%), altered general condition (54.8%), and jaundice (22.5%). In terms of laboratory and imaging studies, serum lipase levels, abdominal ultrasound, and abdominal CT scans enabled us to confirm the diagnosis. Medical treatment was the primary approach for all patients. It consisted of lifestyle and dietary measures (100%), administration of analgesics (100%), and the use of pancreatic extracts (6.4%). Conclusion: pancreatic diseases at Bogodogo University Hospital remain a diagnostic and therapeutic challenge. Adequate management requires better technical facilities and multidisciplinary collaboration.
Keywords: Pancreatic diseases, acute pancreatitis, chronic pancreatitis, pancreatic cancer, Burkina Faso
Le pancréas, organe essentiel de l'organisme humain, peut être l'objet de dysfonctionnement à l'origine de diverses affections dominées principalement par les atteintes inflammatoires (pancréatites) et tumorales [1]. L'incidence des affections pancréatiques est difficile à apprécier car la plupart des études épidémiologiques l'envisagent par sous-groupes d'affections: pancréatites aiguës, chroniques ou tumeurs du pancréas. De plus, très peu d'études africaines figurent dans les méta-analyses sur les pancréatopathies, suggérant peu de descriptions globales de ces affections sur le continent africain. Selon une méta-analyse réalisée en 2016 sur l'épidémiologie des affections pancréatiques incluant une seule étude africaine (Maroc), les taux d'incidence de la pancréatite aiguë, de la pancréatite chronique et du cancer du pancréas étaient respectivement de 19,7; 6,4 et 7,8 pour 100 000 habitants/an [2].
Le Burkina Faso connaît une transition épidémiologique intermédiaire avec un double fardeau lié à la relative persistance des pathologies infectieuses mais aussi à la croissance rapide des affections métaboliques [3]. L'augmentation de ces dernières est liée à l'urbanisation et au changement de mode de vie, entraînant une hausse du diabète, de l'obésité, de la consommation d'alcool et de graisses saturées. L'émergence des cancers pancréatiques, rares autrefois, augmente parallèlement à celle du tabagisme, de l'obésité, et du vieillissement. Selon les estimations issues du Global Observatory of Cancer (GLOBOCAN) en 2022, le cancer du pancréas était classé au 6e rang des cancers les plus fréquents au Burkina Faso, comptant 704 nouveaux cas en 2022 et causant 655 décès (6% de tous les décès causés par le cancer) [4]. La majorité des études réalisées dans notre contexte, concernent des séries de cas de pancréatites aiguës ou de cancer du pancréas en milieu hospitalier [5-7]. Cette étude avait pour but de décrire le profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des pancréatopathies au centre hospitalier universitaire de Bogodogo au Burkina Faso.
Schéma et cadre de l'étude: l'étude s'est déroulée dans le service d'hépato-gastro-entérologie couplé au service de médecine interne, d'endocrinologie et de maladies métaboliques du centre hospitalier universitaire de Bogodogo à Ouagadougou au Burkina Faso. Il s'est agi d'une étude transversale à visée descriptive avec une collecte rétrospective menée du 1er juillet 2018 au 30 juin 2023. Le centre hospitalier universitaire de Bogodogo est un hôpital de troisième niveau créé en 2016 et érigé en CHU en 2018, il constitue l'un des principaux établissements de référence au Burkina Faso.
Population de l'étude: la population cible était constituée de l'ensemble des patients atteints de pancreatopathies et hospitalisés dans le service d'hépato-gastro-entérologie couplé au service de médecine interne, d'endocrinologie et de maladies métaboliques du centre hospitalier universitaire de Bogodogo durant la période d'étude.
Critères d'inclusion: étaient inclus tous les patients chez qui le diagnostic d'affection pancréatique (pancréatite aiguë, pancréatite chronique ou cancer du pancréas) a été posé sur la base des critères définis.
Critères d'exclusion: les patients présentant une suspicion d'affection pancréatique mais dont le dossier clinique était inexploitable en raison de l'absence de données diagnostiques essentielles (biologie ou imagerie de référence manquante) ont été exclus.
Taille de l'échantillon: il s'est agi d'un recrutement exhaustif. Tous les patients hospitalisés pour des pancréatopathies, dans le service d'hépato-gastro-entérologie, durant la période de l'étude ont été pris en compte, à l'exception de ceux ayant des dossiers incomplets.
Collecte des données et variables: les données ont été colligées sur une version électronique du questionnaire sur Google Forms, remplie par l'enquêteur sur la base des dossiers des patients. Les données épidémiologique (âge, sexe, profession, niveau d'instruction, zone de résidence, statut matrimonial); clinique (antécédents: personnels et familiaux, motif de consultation, signes généraux, signes physiques); biologique (lipasémie, marqueurs de l'inflammation: protéine c réactive, vitesse de sédimentation, hémogramme, bilan hépatique: bilirubine totale et conjuguée, aspartate amino transférase, alanine amino transférase, taux de prothrombine, phosphatase alcaline, gamma-glutamyl-transpeptidase, marqueurs tumoraux: ACE, CA19-9, glycémie, bilan lipidique: cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides, ionogramme sanguin); imagerie (échographie abdominale, TDM abdominale, IRM abdominale); anatomopathologique; thérapeutique (abstention thérapeutique, traitement médical, traitement chirurgical) et d'évolution (favorable, défavorable, transfert en oncologie, deces, sortie contre avis, perdu de vue) ont été collectées.
Définitions opérationnelles: le diagnostic d'affections pancréatiques a été retenu de manière standardisée selon des critères définis. Pour la pancréatite aiguë, il s'agit de la classification d'Atlanta révisée 2012. Le diagnostic de pancréatite aiguë a été retenu sur la présence d'au moins 2 critères parmi [8]: douleurs abdominales évocatrices, lipasémie > 3 fois la normale, imagerie (échographie, tomodensitométrie et imagerie par résonance magnétique: IRM) évocatrice. Le diagnostic de pancréatite chronique a été standardisé et retenu devant l'association de critères cliniques et morphologiques: contexte et mode de vie (antécédents de poussées de pancréatite aiguë récurrentes et/ou exposition à des facteurs étiologiques dont la consommation chronique d'alcool ≥ 60-80 grammes/jour et le tabagisme chronique), signes cliniques (existence d'une insuffisance pancréatique exocrine ou endocrine, cette dernière pouvant se manifester par un diabète), signes morphologiques à l'imagerie (présence à la tomodensitométrie ou à l'IRM de calcifications pancréatiques parenchymateuses, de dilatations irrégulières du canal de Wirsung ou d'une atrophie glandulaire). Le diagnostic de cancer du pancréas en l'absence d'écho-endoscopie pour une biopsie à la recherche d'une preuve histologique dans notre contexte a été fortement suspecté devant la présence des arguments suivants: existence de facteurs de risque (tabac, obésité, pancréatite chronique), de signes cliniques évocateurs (altération de l'état général, douleur abdominale en barre ou transfixiante, ictère), masse pancréatique évocatrice de cancer à l'imagerie (tomodensitométrie ou IRM).
Analyse statistique: les données ont été saisies et traitées à l'aide du logiciel Epi Info dans sa version 7.2.3. L'analyse a été conduite selon une approche exclusivement descriptive, visant à rapporter les caractéristiques de l'échantillon sans recherche d'associations statistiques ou de tests d'hypothèses. L'interprétation de l'analyse a été planifiée pour synthétiser les fréquences hospitalières, les profils cliniques prédominants ainsi que les modalités thérapeutiques et évolutives observées, afin de fournir un état des lieux factuel des pancréatopathies au sein de notre structure.
Considérations éthiques: l'étude a reçu les autorisations de la direction de l'hôpital et du comité d'éthique institutionnel. L'anonymat des données a été garanti. Il n'y a pas eu de demande adressée au comité d'éthique national.
Caractéristiques sociodémographiques: au total, 2401 patients ont été hospitalisés dans le service d'hépato-gastro-entérologie couplé au service de médecine interne, d'endocrinologie et de maladies métaboliques du centre hospitalier universitaire de Bogodogo à Ouagadougou durant la période d'étude. Nous avons recensé 62 cas d'affections pancréatiques, soit une fréquence hospitalière de 2,6%. Cinq (5) dossiers ont été exclus de l'analyse parce que 4 patients étaient sortis contre avis médical et 1 a été perdu de vue avant la confirmation du diagnostic. Les pancréatites représentaient 71% et les affections pancréatiques tumorales 29% des cas (Tableau 1). Nous trouvions respectivement 33 cas (53,2%) de pancréatite aiguë, 11 cas (17,8%) de pancréatite chronique et 18 cas (29%) de cancer de pancréas. La moyenne d'âge au moment du diagnostic était de 48,4 ans avec des extrêmes allant de 19 à 85 ans. Les âges moyens en fonction du type d'affections pancréatique étaient de 44,7 ans pour la pancréatite aiguë; 48,1 ans pour la pancréatite chronique et 55,4 ans pour le cancer du pancréas. Globalement, on notait une prédominance masculine (67,4%) avec un sex-ratio de 2,1. Pour les pancréatites, on notait une prédominance masculine de 72,7% pour la pancréatite aiguë et de 81,1% pour la pancréatite chronique. Cependant, dans le cancer du pancréas, il y avait autant d'hommes que de femmes avec un sex-ratio de 1. En ce qui concerne la provenance de notre population d'étude, cinquante (50) patients résidaient en milieu urbain, soit 80,6% des cas. Les travailleurs du secteur informel et les ménagères étaient les classes professionnelles les plus représentées respectivement à 41,9% (n = 26) et 29% (n = 18), conformément au Tableau 2.
Caractéristiques cliniques et paracliniques: un antécédent de diabète était noté chez 15 patients (24,2%) et la majorité d'entre eux présentait des pancréatites: 8 cas chroniques et 5 cas aigus. La notion de tabagisme avait été rapportée chez 12 patients (19,3%) et 23 patients (37%) signalaient une consommation d'alcool. L'association tabagisme et consommation d'alcool a été rapportée chez 11 patients (17,7%) parmi lesquels nous retrouvions 9 cas de pancréatite aiguë; 1 cas de pancréatite chronique et 1 cas de cancer du pancréas. La quantité d'alcool était précisée chez 5 patients avec une moyenne de 66,8 grammes/jour. De même, la quantité de tabac était précisée chez 5 patients avec une moyenne de 27,8 PA (paquets par année). Aucun patient ne présentait d'antécédents familiaux d'affections pancréatiques. L'intervalle séparant le début des premiers symptômes et la consultation allait de 2 à 90 jours avec un délai moyen de 13,7 jours. Par affection, le délai moyen de consultation était de 8,2 jours pour la pancréatite aiguë, 19,3 jours pour la pancréatite chronique et 20,4 jours pour le cancer du pancréas. La douleur abdominale, les vomissements et l'altération de l'état général étaient les motifs les plus fréquents de consultation: respectivement dans 85,5%, 46,8%, et 21% des cas. Dans les affections inflammatoires pancréatiques, la douleur abdominale était le motif de consultation le plus fréquent avec respectivement 93,9% des cas (n = 31) dans la pancréatite aiguë, 63,6% (n = 7) des cas dans la pancréatite chronique. Cependant, dans le cancer du pancréas; l'altération de l'état général était le motif de consultation le plus fréquent dans 44,4% des cas (n = 8). À l'examen physique, la douleur abdominale siégeait le plus souvent en région épigastrique (38%), diffuse dans 25% des cas et à l'Hypochondre droit dans 13% des cas. On retrouvait l'ictère dans 22,5% des cas. On notait une hépatomégalie dans 3 cas et une masse épigastrique chez 2 patients. Par ailleurs, une altération de l'état général, à des degrés divers, était observée chez la majorité des patients (Indice de Performans Status selon l'Organisation mondiale de la Santé IPS-OMS ≥ 2 dans 34 cas; 54,8%).
Sur le plan biologique, la lipasémie avait été réalisée chez 71% des cas de pancréatopathies (n = 44) avec une valeur variant de 5 à 3381 U/L. La valeur moyenne était de 426,8 U/I. Vingt-sept (27) patients avaient une lipasémie supérieure à 3 fois la normale. Nous observons une cholestase biologique dans 29% (n=18) des cas, un syndrome de cytolyse dans 30% (n=19) et une hyperglycémie dans 48,4% (n=30) des cas. Soixante patients (96,8%) avaient réalisé un bilan inflammatoire fait d'un hémogramme et de la protéine C-réactive (CRP). Le syndrome inflammatoire biologique était présent dans 42 cas, soit 76,7%. Dans les pancréatites, le syndrome inflammatoire était retrouvé chez 26 cas de pancréatite aiguë, soit 81,2%, et chez 7 cas de pancréatite chronique, soit 61,3%. Treize cas de cancer du pancréas, soit 76,5%, présentaient également un syndrome inflammatoire biologique. Concernant les marqueurs tumoraux (ACE et CA19-9), leur dosage n'était pas systématique, mais était surtout utilisé dans le suivi des patients. Ils avaient été réalisés dans 12 cas, soit 19,3%. Nous notons une élévation du taux du CA19-9 dans 4 cas de cancer du pancréas.
Sur le plan morphologique, l'échographie a été réalisée dans 38 cas, soit 61,3%. La dilatation des voies biliaires extra- et intrahépatiques (VBEH/VBIH) (n=11) était l'anomalie la plus rencontrée. Le scanner abdominal avait été réalisé dans 45 cas (72,6%) ; la dilatation des voies biliaires et la masse pancréatique étaient rencontrées dans respectivement 44,4% et 33,3% des cas. Pour la classification Balthazar dans la pancréatite aiguë, la tomodensitométrie abdominale a été réalisée chez 21/33 patients (63,6%); le stade D était le plus retrouvé dans notre série, soit 57,1% des cas (Figure 1). L'échographie abdominale dans la pancréatite aiguë a permis de retrouver des étiologies dont la lithiase biliaire chez 2 patients. Pour la pancréatite chronique, le scanner abdominal a été réalisé dans 9 cas, montrant des calcifications pancréatiques dans tous les cas (Figure 2). Dans les cas de cancer du pancréas, le scanner abdominal ou l'imagerie par résonance magnétique (IRM) a été réalisé chez 15 patients et a objectivé une masse pancréatique dans 100% des cas (Figure 3). Aucun examen histologique n'a été réalisé dans notre population d'étude.
Aspects thérapeutiques: tous les patients (100%) avaient bénéficié d'antalgiques: 61 patients (98,4%) pour le palier I, 58 (93,5%) pour le palier II et 6 (9,7%) pour le palier III. Vingt-quatre patients (38,7%) ont reçu des antisécrétoires. Quatre patients, soit 6,4%, ont reçu des extraits pancréatiques (Créon). Trente patients (48,4%) avaient reçu d'autres médicaments. Il s'agissait du phloroglucinol, de la métopimazine et de la cholestyramine dans respectivement 23,7 et 1 cas. Aucune radiothérapie ni chimiothérapie n'a été réalisée. Aucun patient n'a bénéficié d'un traitement chirurgical.
Aspects évolutifs: la durée moyenne d'hospitalisation était de 10,5 jours. Presque la moitié des patients (41,9%) de notre population d'étude avait une évolution favorable. Pour la pancréatite aiguë, l'évolution était favorable dans 69,7% des cas (n = 23). Le taux de létalité était de 13% (Tableau 3). En ce qui concerne l'évolution défavorable, on retrouvait 9 cas de diabète (3 cas recensés parmi les cas de pancréatites aiguës et 6 cas parmi les pancréatites chroniques); 3 cas d'anémie sévère (1 cas dans chaque type d'affection). Les circonstances de décès énumérées dans notre étude comprenaient l'œdème aigu du poumon dans 1 cas, l'embolie pulmonaire dans 3 cas, l'anémie sévère dans 3 cas et 1 cas de détresse respiratoire dont la cause n'a pas été élucidée. Pour les affections inflammatoires, on notait respectivement 2 décès pour la pancréatite aiguë et 1 décès pour la pancréatite chronique. Pour le cancer du pancréas, on notait 5 décès (Tableau 3).
Cette étude visait à décrire le profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des pancréatopathies au centre hospitalier universitaire de Bogodogo. Sur une période de six ans, 62 cas ont été colligés, révélant une prédominance de la pancréatite aiguë (53,2%), suivie du cancer du pancréas (29%) et de la pancréatite chronique (17,8%). Les constats les plus marquants de ce travail résident dans la jeunesse relative des patients (moyenne d'âge de 48,4 ans), la dépendance majeure à l'imagerie en coupes (tomodensitométrie) pour le diagnostic (72,6 %) et l'absence de confirmation histologique pour les masses néoplasiques dans notre contexte. Enfin, le recours exclusif au traitement médical, associé à un délai de consultation moyen de 13,7 jours, se traduit par une létalité hospitalière de 13%, rappelant les défis pronostiques persistants dans notre contexte.
Des données issues de la littérature grise (thèses non publiées) dans notre contexte retrouvaient à Ouagadougou 37 cas de pancréatopathies (1,1%) sur une période de 9 ans (2001-2010) parmi 3484 patients hospitalisés au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo. Les pancréatites aiguës, chroniques et les cancers du pancréas représentaient respectivement 7 cas (18,9%), 9 cas (24,3%) et 21 cas (56,8%). À Bobo-Dioulasso, une étude plus récente sur une période de 2 ans (2015-2016) retrouvait parmi 5602 patients reçus en hospitalisation ou en consultation (d'hépato-gastro-entérologie, d'urgences médicales, de chirurgie générale et digestive): 38 cas d'affections pancréatiques, soit 0,68% des patients. Il s'agissait de 26 cas de cancers du pancréas (68,4%), 2 cas de lésions kystiques du pancréas (5,3%), 4 cas de pancréatites aiguës (10,5%) et 6 cas de pancréatites chroniques (15,8%). Ces résultats soulignent la nécessité de réaliser des études multicentriques prospectives dans le but de confirmer cette augmentation de la proportion des patients atteints d'affections pancréatiques dans notre contexte.
Une hypothèse très étudiée pour expliquer ces variations de fréquence observées dans le temps pour les affections pancréatiques est celle de la transition épidémiologique. En effet, une étude multicentrique de Sarles et al [9] sur l'étiologie et l'alimentation des patients atteints de maladies du pancréas a été réalisée avec la collaboration de 36 centres dans 19 pays ayant des conditions climatiques et raciales très différentes. Ceci leur a permis de définir des régions différentes du monde en fonction du type d'alimentation et du risque de survenue des affections pancréatiques. Par exemple, le Brésil et l'Afrique du Sud représentent la deuxième sous-classe avec une très forte consommation d'alcool et une haute fréquence de pancréatite chronique calcifiante. En effet, certaines affections, notamment l'obésité et le syndrome métabolique, sont reconnues comme facteurs de risque établis du cancer du pancréas. De plus, au Burkina Faso, ces dernières années, des progrès ont été notés dans l'équipement des centres de santé en moyens d'imagerie et en personnel qualifié pour l'établissement du diagnostic de ces affections.
Nous pensons que dans le futur, l'augmentation du nombre de cas de pancréatopathies diagnostiquées va se poursuivre du fait de l'augmentation des capacités diagnostiques. En 20024, une nouvelle politique sanitaire a été récemment adoptée et visait à réduire le coût des examens morphologiques, ce qui permettra de faciliter l'accessibilité à ces examens et contribuera au diagnostic précoce des affections pancréatiques [10].
La moyenne d'âge dans notre étude était de 48,4 ans. Cet âge moyen était inférieur à celui retrouvé en Europe, Lankisch et al. [11] retrouvaient un âge moyen de 57,73 ans. Les âges moyens pour les pancréatites étaient de 44,7 ans pour la pancréatite aiguë; 48,1 ans pour la pancréatite chronique. Slimane et al. [7] rapportaient une moyenne d'âge de 49 ans pour la pancréatite aiguë. Globalement, l'âge moyen jeune retrouvé dans notre contexte pourrait s'expliquer par la jeunesse de la population burkinabè ainsi que l'exposition fréquente de cette jeunesse à des facteurs de risque établis comme l'alcoolisme et le tabagisme. En effet, Ouattara et al., au Burkina Faso, dans une étude sur les facteurs sociodémographiques associés à la consommation d'alcool dans une population de patients hospitalisés à Ouagadougou, retrouvaient, pour un total de 391 patients inclus, un âge moyen de 44 ± 16,26 ans et un sex-ratio de 1,34. La prévalence de la consommation excessive d'alcool variait de 7,92% à 10,49% et était fréquente dans notre population, surtout chez les hommes instruits de religion non musulmane [12]. Pour le cancer du pancréas, l'âge moyen dans notre série était de 55,4 ans ; nos résultats sont en adéquation avec de nombreux auteurs, dont Koura et al., pour lesquels le cancer du pancréas toucherait avec prédilection les personnes âgées, avec une prédominance après 50 ans [6].
La prédominance masculine a été notée dans notre étude avec un sex-ratio de 2,1. Celle-ci est classique dans la littérature. Sarles et al. [9] rapportaient une prédominance masculine tant dans les pancréatites (sex-ratio de 3,1) que dans le cancer pancréatique (sex-ratio de 4,9). Koura et al [6] et Olory-togbe [13] et al. rapportaient également une prédominance masculine dans le cancer du pancréas. Cette prédominance masculine pourrait être expliquée par les facteurs de risque des affections pancréatiques que sont essentiellement l'alcool et le tabac auxquels les hommes seraient les plus exposés dans notre contexte. En ce qui concerne le mode de vie, Olory-togbe et al. [13] notaient la consommation d'alcool dans 62,71% des cas et le tabagisme dans 42,37% des cas de cancer du pancréas. La consommation d'alcool et de tabac moindre dans notre étude pourrait être liée au fait que certains patients en hospitalisation n'admettent pas avoir consommé ces substances. De plus, s'agissant d'une étude rétrospective, nous ne pouvons pas distinguer l'absence de consommation d'alcool du manque de collecte de l'information ; ceci suggère la nécessité d'études prospectives pour mieux discuter ce point.
La douleur abdominale était le plus fréquent des motifs de consultation avec une proportion de 85,5%. Ceci est classique dans la littérature, Ouangré et al. [14] rapportaient un constat similaire. En effet, la douleur abdominale représente le signe fonctionnel le plus constant des affections pancréatiques. L'altération de l'état général (54,8%), la fièvre (25,8%) et l'ictère (22,5%) étaient les signes généraux les plus rencontrés dans notre étude. Cependant, l'ictère était le signe le plus fréquemment rencontré par la plupart des auteurs français, notamment Frexinos et al. [15], qui le trouvaient dans 20% des cas. Dans notre série, la forte proportion de cas d'altération de l'état général était prévisible du fait même que les maladies du pancréas entraînent une anorexie du fait des douleurs postprandiales, aggravée dans les formes chroniques par une malabsorption et une maldigestion surtout des matières grasses. De plus, les patients consultent tardivement dans notre contexte, du fait de l'automédication, du recours fréquent à la phytothérapie, etc. Ce retard, augmente les risques de complications et donc d'altération de l'état général. Par exemple, pour les pancréatites aiguës, le délai moyen de consultation était de 8,2 jours, ce qui explique que les différents scores de gravité tels que le SIRS (Syndrome de Réponse Inflammatoire Systémique) qui sont cruciaux pour évaluer précocement la sévérité d'une pancréatite aiguë à l'admission et à 48 h n'étaient pas mentionnés dans notre étude.
Dans notre étude, la lipasémie avait été réalisée chez 71% des patients de notre série. Selon les recommandations, devant toute suspicion d'affections pancréatiques, la lipasémie est à doser et une élévation au-dessus de trois fois la normale est associée au diagnostic de pancréatite aiguë [16]. Le dosage des marqueurs tumoraux avait été réalisé chez 19,3% des patients dans notre série. Cependant, ce résultat reste quand même insuffisant ; pour André en France [17], le dosage des marqueurs tumoraux était effectif dans 90% des cas. Ce faible taux dans notre contexte pourrait s'expliquer d'une part par l'insuffisance d'équipement des laboratoires de nos structures hospitalières et d'autre part par l'absence de l'assurance maladie universelle, expliquant que certains examens soient inaccessibles financièrement à une frange de la population.
Sur le plan morphologique, le scanner abdominal a été réalisé dans 45 cas, soit 72,6% dans notre série. Dans les cas de cancer du pancréas dans notre série, le scanner abdominal a été réalisé chez 15 patients et a objectivé une masse pancréatique dans 100% des cas. Ce constat est supérieur à celui de Dembélé et al. [18] qui rapportaient la masse pancréatique dans 83,7% à l'échographie abdominale, 70,6% au scanner abdominal, dans une série de cancer du pancréas. Le scanner est aujourd'hui l'examen de référence pour le diagnostic des pancréatopathies. Au Burkina Faso, le gouvernement burkinabè a réduit de 50% le coût des examens de scanner dans les hôpitaux publics, passant de 50 000 à 25 000 francs CFA, afin d'améliorer l'accessibilité aux soins. Cette mesure s'accompagne d'une baisse du prix de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) de 100 000 F CFA à 40 000 F CFA. Cette mesure a entraîné une forte augmentation de la fréquentation des services d'imagerie médicale et a soulagé de nombreux patients.
Aucun patient n'a bénéficié d'un examen anatomopathologique dans notre étude. Kpossou et al. [5] rapportent que le diagnostic histologique a été obtenu chez 11 patients (15,1%). Hwang et al [19] rapportaient un taux de confirmation histologique de 49,3%. Le type histologique le plus fréquent était l´adénocarcinome. La difficulté de réalisation de cet examen dans notre contexte pourrait être due à l´indisponibilité de l´écholaparoscopie et de spécialistes formés pour la réalisation de biopsies guidées, en raison de la localisation profonde dans l´abdomen du pancréas, le rendant peu accessible pour des biopsies transpariétales.
Tous les patients de notre étude ont bénéficié d'un traitement médical fait d'antalgiques, d'antibiotiques en cas de surinfection et d'extraits pancréatiques. Ce constat est similaire à celui de la plupart des études européennes, de Maillard [20] et de Frexinos et al. [15], qui rapportaient un traitement basé essentiellement sur des antalgiques et des extraits pancréatiques. La résection tumorale reste le standard de traitement pour le cancer pancréatique [21]. Cependant, la chirurgie n'a été adoptée chez aucun patient de notre série. Kpossou et al. [5] rapportent dans leur série deux patients qui en avaient bénéficié, soit un taux de résécabilité de 2,7%. Ce faible taux de résectabilité peut s´expliquer par le retard diagnostique plus prononcé dans notre contexte africain subsaharien qui limite les options thérapeutiques. En effet, même en l'absence de métastases franches, il existe souvent une micro-invasion des gros vaisseaux situés à proximité du pancréas tels que l'artère mésentérique supérieure et le tronc cœliaque pouvant rapidement faire passer un patient résécable à un stade borderline voire non opérable. La chimiothérapie est souvent associée à cette chirurgie et dans notre contexte, les molécules restent encore coûteuses pour les patients. Aussi, notons que la chirurgie pancréatique et hépatobiliaire est encore peu pratiquée dans nos hôpitaux car elle nécessite un plateau technique relevé (imagerie préopératoire, réanimation adaptée, instruments pour transsection parenchymateuse) et du personnel qualifié. Pourtant, jusqu'en 2019-2020, le pays ne comptait que deux oncologues médicaux et un chirurgien oncologue en poste. Fort heureusement, les ressources humaines se sont maintenant renforcées au point d'avoir mis en place la radiothérapie (2019) et de vouloir ouvrir très prochainement un institut du cancer. Le taux de létalité était de 13%. Sakanle [22] retrouvait 25% de mortalité. La faible mortalité constatée dans notre série pourrait s´expliquer par la prédominance des affections inflammatoires. De plus, l'amélioration constante de l'arsenal thérapeutique des affections pancréatiques favorise la réduction du taux de mortalité de nos jours.
Notre étude présente certaines limites inhérentes à toutes les études rétrospectives, notamment l'existence de données manquantes. Ceci s'explique en partie par la non-réalisation de certains examens comme le scanner du fait du coût élevé de ces examens en l'absence de subventions et d'assurance maladie universelle pendant la période de l'étude. De plus, cette étude étant monocentrique, les résultats ne sont pas le reflet de la situation d'ensemble de la ville de Ouagadougou. Des études multicentriques complémentaires pourraient étayer ces résultats. La confirmation diagnostique est fortement dépendante de l'imagerie en coupes (tomodensitométrie) du fait de l'absence de confirmation histologique pour les masses néoplasiques. Enfin, la non-disponibilité à souhait de la chirurgie pancréatique dans notre contexte a probablement influencé le recours exclusif au traitement médical symptomatique. Ce dernier, associé à un délai de consultation moyen de 13,7 jours, se traduit par une létalité hospitalière de 13%, illustrant les défis pronostiques importants dans notre contexte. Néanmoins, ces limites ne nous ont pas empêchés d'avoir des données descriptives. Ces affections étant relativement rares mais probablement en augmentation, il nous a paru important de présenter ces résultats.
Les pancréatopathies, bien que représentant une proportion limitée des hospitalisations au centre hospitalier universitaire de Bogodogo, constituent un défi diagnostique et pronostique majeur dans notre contexte. Ces affections sont l'apanage des jeunes adultes vivant en zone urbaine avec une prédominance masculine. Les facteurs de risque essentiellement rencontrés étaient l'alcool et le tabac et sont tous modifiables, d'où l'intérêt de sensibiliser la population et les professionnels de la santé à ces affections en vue de la prévention et du diagnostic précoce.
Etat des connaissances sur le sujet
- Les affections pancréatiques sont relativement rares et dominées par les affections inflammatoires, le cancer du pancréas reste de pronostic très sombre dans notre contexte;
- La transition épidémiologique mondiale et l'urbanisation favorisent les maladies métaboliques, augmentant les facteurs de risque des pathologies pancréatiques au détriment des infections;
- Le Burkina Faso subit une transition épidémiologique caractérisée par le double fardeau des maladies infectieuses persistantes et de la croissance rapide des pathologies métaboliques.
Contribution de notre étude à la connaissance
- Cette étude dresse un bilan exhaustif des pancréatopathies sur six ans, soulignant la prédominance des pancréatites aiguës et l'émergence du cancer pancréatique au Burkina Faso;
- L'étude révèle une dépendance critique à l'imagerie en coupes et l'absence de confirmation histologique, soulignant les limites diagnostiques actuelles du plateau technique national;
- Elle évalue la létalité hospitalière et discute des perspectives d'amélioration du pronostic via la subvention des examens et le renforcement des soins spécialisés.
Les auteurs ne déclarent aucun conflit d'intérêts.
Alice Nanelin Guingané: conception et plan de l'étude. Alima Boundané: collecte des données. Alice Nanelin Guingané, Kiswendsida Abdoul Aziz Zorome et alima Boundané: rédaction du manuscrit. Inès Compaore, Sosthène Somda, Appolinaire Sawadogo et Hervé Tieno: révision du manuscrit. Tous les auteurs ont lu et approuvé la version finale du manuscrit.
Les auteurs adressent leurs sincères remerciements aux patients et à l'ensemble de l'équipe médicale et paramédicale du Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo.
Tableau 1: répartition des patients selon les types de pancréatopathies au centre hospitalier universitaire de Bogodogo de 2018 à 2023
Tableau 2: répartition, selon la profession, des patients souffrant d'affections pancréatiques au centre hospitalier universitaire de Bogodogo de 2018 à 2023
Tableau 3: répartition des patients selon l'évolution en fonction du type d'affection pancréatique au centre hospitalier universitaire de Bogodogo de 2018 à 2023
Figure 1: scanographique non injectée montrant un pancréas augmenté de taille et faisant évoquer une pancréatique aiguë (flèche rouge)
Figure 2: scanographique non injectée faisant évoquer une pancréatite chronique calcifiante (flèche orange)
Figure 3: IRM montrant un cancer de la tête du pancréas (flèche rouge)
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